Feeds:
Articles
Commentaires

Le rendez-vous littéraire de l’été

Daniel Clozel-Baysset sera présent à la 7ème Edition de Le Grand Lussan se livre 2011, à Lussan (30780-Gard), le dimanche 28 août 2011 à partir de 9 heures, place des marronniers et vous invite à venir lui rendre visite, pour échanger sur le livre, bien sûr, mais aussi pour découvrir ce lieu magnifique où se trouve le château de Fan, demeure familiale des Gide.

 

 

Contact & info :
– Site de la commune Lussan se livre
– PDF : Programme de la journée
– André Gide à Lussan : http://e-gide.blogspot.com/2009/08/les-gide-lussan.html

Publicités

Daniel Clozel-Baysset sera présent à « L’été des auteurs, édition 2011 », à Frontignan et vous invite à venir lui rendre visite.

 

Samedi 16 juillet de 9h à 12h, place de l’Hôtel de Ville

 

Les auteurs-sous-parasol seront installés sur la place de l’Hôtel de Ville, en face de la mairie, le dos à la fontaine.
Daniel Clozel-Baysset y présentera ses œuvres, en particulier son dernier roman La séquence des noces et les dédicacera.

 
Contact & info :
– Site de l’évènement Auteurs au soleil
S’y rendre
– Télécharger les plans de Frontignan



« Voltaire…de la tolérance à la raison ? »
Spectacle écrit par Henri Micaux, Daniel Clozel-Baysset et Guy Shelley, mis en scène par Pierre-Marie Carlier.
Au festival de Lacoste
1er août 2011 à 20 h 30

Spectacle issu de la sélection de six textes courts, inédits, ludiques et culturels, a pour but d’entraîner le public dans le tourbillon et le fourmillement des idées éclairées représentant l’humanisme militant du XVIII° siècle, point central de la culture Française.
Ce spectacle, en costumes d’époque, est une étourdissante plongée dans les thèmes chers aux philosophes des Lumières.
L’un de ces textes, « Constance ou le bel arbre de la connaissance », extrait du recueil « Trois petites pièces pour une fête à Ferney » ( Christophe Chomant éditeur, 2008 ) a été écrit par Daniel Clozel-Baysset, joué par Melle Karine Mauran, pour le festival de Ferney-Voltaire, en 2008.
Constance se rend auprès de Voltaire pour y faire l’actrice ou tout ce que le grand homme voudra d’elle, puisqu’elle « … peut tout et plus encore… ». Mais lui, le penseur éclairé des bords du Léman, il est surtout curieux de l’entendre lui dire ce Monsieur de Lacoste dont l’invraisemblable liberté, dans les mœurs et dans les écrits, l’intéresse, le séduit et l’intrigue…

 
Au sujet du festival de Lacoste :
Programmes
La présentation de la pièce
 
Pour aller plus loin :
– La page Wikipédia de Lacoste et celle du site du Vaucluse
– Le marquis de Sade : http://www.sade-ecrivain.com/
– Voltaire : biographie, dossier Lingu@net


Une belle petite Plume du Sud vient d’écrire la critique de mon dernier ouvrage La séquence des noces. J’accepte cette critique avec émotion, car Plume a bien lu, bien compris et bien critiqué cette « Séquence »… écrite juste après un de ces moments particuliers de l’existence qui autorisent et permettent tous les retours sur soi, ou presque tous, toutes les mises à plat, ou presque toutes…

Merci, Plume !

Daniel Clozel-Baysset nous livre ici un roman sur la mémoire. Plus que la valeur historique c’est celle du souvenir, et donc du vivant, qui prime.

On erre donc entre faits entendus, racontés, enjolivés, fantasmés, interprétés…

Pas facile de structurer ces anecdotes qui s’écrivent au fil des errances du souvenir… il faut un temps au lecteur pour comprendre le jeu des chapitres avant de finalement lire en confiance et se laisser aller à ce jeu. L’auteur s’amuse à nous faire perdre pied parfois, mais seulement pour mieux tendre une main secourable et surprenante.

[…] Pour conclure un roman riche et très travaillé, plus anecdotique que véritable saga biographique par sa forme et qui laisse plus de place au souvenir qu’à l’Histoire.

Une lecture au goût de nostalgie douce-amère, celle d’une époque révolue, qui sait se faire prenante, légère aussi, pour peu que le lecteur rende les armes et accepte de se laisser porter…

La critique complète est disponible à cette adresse

Pour aller plus loin :
-Les premières pages en PDF sont téléchargeables ici
– Disponible sur commande auprès de Mon Petit éditeur et chez les librairies partenaires
Archives de la BnF de la main de Gaston Clozel

Aimé Césaire

Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe, mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France
Aujourd’hui, plus qu’un autre jour, j’ai envie de lire et d’entendre lire cet extrait des « Cahiers du retour au pays natal » d’Aimé Césaire, paru en 1939…

Il me suffirait d’une gorgée de ton lait jiculi pour qu’en toi je découvre toujours à même distance de mirage – mille fois plus natale et dorée d’un soleil que n’entame nul prisme – la terre où tout est libre et fraternel, ma terre. (…)
ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour
ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre
ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale (…)
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot (…)
Partir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Partir… j’arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte… Et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai». Et je lui dirais encore : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même : « Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse… »

Pour aller plus loin :
Fondation Aimé Césaire
– Dossier Hommage à Aimé Césaire

Daniel Clozel-Baysset et les éditions Publibook seront présents au salon du livre de Carcassonne et vous invitent à venir leur rendre visite !!

 

Samedi 9 et Dimanche 10 Avril, de 10h à 19h
Anciens manèges à chevaux du RPIMA, Place Pistre

 

« Né en 1985, le Salon du Livre de Carcassonne, au fil des ans, s’est spécialisé dans la défense de l’édition hors des chemins de la grande distribution.
CARCASSONNE, CITE DU LIVRE se veut le grand rendez-vous de l’édition et de la librairie libres. Durant un week-end, rencontrez ces maisons qui œuvrent dans la qualité, l’originalité et l’indépendance ! Renouez contact avec ceux qui donnent une autre respiration à la culture ! Enfin, et avant tout, découvrez des écrivains formidables ! Le livre reste une aventure humaine fabuleuse et l’un des ultimes espaces de liberté ! »

Jean-Marc Savary

 

Contact : EDITIONS LIBER MIRABILIS
Tél : 04.68.71.63.92
liber-mirabilis.com
revue.liber-mirabilis@orange.fr

Guadeloupe, été 1949.
Dans l’univers confiné de cette île, la cruelle ironie de l’Histoire a réuni, entre misère et opulence, des gens dont certains se prennent pour des Nègres et d’autres se croient Békés.
Mais le soleil de Basse-Terre vaut celui de Thèbes. Nous découvrons que les passions, les convoitises et les mesquineries de l’homme n’ont pas besoin des Dieux pour tracer, sous les Tropiques, le destin fatal du prétendu Nègre et celui du soi-disant Béké.

 

J’apprécie les écrits de Henri Micaux. Son dernier ouvrage me touche autant que les autres, toutefois avec un petit plus. Pourquoi ? Je ne sais. Parce qu’il est son premier roman véritable alors que les autres se bâtissaient autour de son vécu ? Pourtant, ne nous y trompons pas, il est attaché solidement aux pas de ses héros, Amédée Boudin Bleu et Gustave et de tous les intervenants du livre qui vivent, et souffrent aussi, entre la vallée du Galion et celle de la Rivière-aux-Herbes. Il connaît ces lieux. Il les a arpentés, fouillés, remués, humés, goûtés… c’est évident. Mais ici il s’efface, il laisse la place à ces ouvriers agricoles qui, riant, plaisantant, s’échauffant, vont gaillardement vers leur destin.
Terrible randonnée dans l’Histoire proche de la Guadeloupe, notre Histoire, tout autant que dans les paysages de la belle île, ceux qui vont de Basse-Terre jusqu’au pied de La Soufrière, passant par Morin et Gallard, dans sa flore, sa lumière, ses odeurs, un parcourt dans tous les “sens” du terme…
Et puis, il y a les mots de Henri. Toujours justes. Toujours à leur place.
Et puis, il y a la phrase… Elle se lit, se goûte, se déguste comme une « … friandise exceptionnelle, à la saveur unique… »…
Henri Micaux raconte, il ne juge pas… Je crois même qu’il aime tous les protagonistes du livre également… même si dans sa vie personnelle…
Pour tout cela, et bien d’autres choses encore, j’apprécie De Nègres et de Békés.
Mais Henri Micaux est homme de théâtre, c’est indéniable, il n’a plus à le prouver, et lorsque nous parlons dans son jardin, sous le palmier, entre ti-punch et verre d’eau fraîche, sans cesse je reviens à mon idée et lui demande de créer une pièce de théâtre de De Nègres et de Békés
Le bougre résiste bien…
Mais je suis tenace et bien fixé à cette idée…

 
Lire les premières pages
Roman, 186 pages disponible chez Mon Petit éditeur
 
Pour aller plus loin : la chronique de Halleyjc